
  

 




 |
La famille AINCIART BERGARA
Charles BERGARA et sa
fille Nicole perpétuent aujourd'hui à Larressore une vieille tradition
familiale. Charles a travaillé aux makhilas avec son père Joanes BERGARA
puis lui a succédé.
Joanes BERGARA en se mariant à Marie-Jeanne AINCIART avait appris le
métier de son beau-père Jean né en 1862. Ce dernier tenait les secrets
de fabrication de son père Antoine, né en 1828 et de son grand-père
Gratien, né en 1796. Celui-ci enfin avait repris le flambeau des mains
de son père Dominique AINCIART. Le période antérieure est mal connue
car aucune archive n'est disponible.
 |
Jean
AINCIART devant son établi à Larressore, en 1924 |
|
|
|
Joanes BERGARA à la même
place en 1962
|
"Jean
AINCIART dit QUILLOT, fils et petit-fils de fabricants de makhilas, un
véritable maître dans son art "
(J.B. DARANATZ, 1927. Curiosités du Pays Basque).
"Jean
AINCIART, membre de cette lignée d'habiles artisans fabriquant de
makhila depuis plusieurs générations, était plus connu sous le surnom
évocateur de KHILO, quenouille en basque"
(Charles MARTIN-OCHOA DE ALDA, le lin, culture et technique
d'élaboration, revue Ekaina).
"Un fabricant à Larressore
près Cambo, Basses Pyrénées, s'est fait une spécialité avec ces bâtons.
Les bois sont irréprochables comme formes et comme dessins. Les makillas
d'AINCIART sont tous signés et datés par lui".
(Xavier de CARDAILLAC, 1903. Propos gascons).
"Ce
furent les AINCIART, fabricants de quenouilles à Larressore, petit
bourg du canton d'Ustaritz, qui contribuèrent à mettre au point les
proportions et les éléments décoratifs du makhila"
(Claude BAILHE,1999. Autrefois le Pays Basque).
Makhilas
anciens
Les makhilas Ainciart Bergara sont fabriqués par filiation de la même
manière artisanale depuis huit générations à Larressore. Chaque pièce,
tige de néflier (fût ou bâton), virole (douille), bas de canne (férule)
ou boule (pommeau) est travaillée à la main avec les mêmes outils.
Les tours de main et "secrets de famille" ont été soigneusement conservés
et transmis.
"Un
makhila figura à l'exposition de 1889 et y obtint un prix d'honneur. Sa
douille, dont le modèle est sous mes yeux, représente un sanglier, une
bécasse, un renard et un lièvre avec leurs noms basques : basa urdia,
pekada, hacheria, erbia. Puis ces mots : Larresoron egina. J. Ainciart.
Egun argitan harzatzu urrea, andrea eta oihala ahalaz. Idiac behar luke
marruma egin eta orgac egiten du. Ce makhila se trouve maintenant au
Musée Basque de Bayonne".
J.B. DARANATZ, 1927. Curiosités du Pays Basque.
|
|
|
Makhilas offerts au Musée Basque de Bayonne par la
famille Ainciart en 1924.
|
Une
anecdote
"Un Sous-Préfet de Charles X, en poste à Bayonne depuis un an, rendit
le makila basque responsable des accidents survenus dans les réunions,
fêtes, foires et marchés. Il chercha donc à le proscrire. Il adressa à
cet effet, en septembre 1829, une circulaire aux Maires de
l'arrondissement".
J.N. DARROBERS, 1995. Ekaina n°54.
|
|
|
Marie-Jeanne Ainciart, épouse de Joanes Bergara, tressant le cuir
|
|