une virole de makila sur laquelle on lit la date de fabrication, 1889le bouton qui permet de revenir à l'accueil du siteune pointe de makila avec sa virole

Les questions fréquentes

Makhila, bâton de berger ?
Le makhila est le bâton de marche du Basque et non pas, comme beaucoup le pensent, un bâton de berger. Les visiteurs des siècles passés décrivent tous le Basque sur la route ou dans les villages accompagné de son "bâton de néflier ferré" ou makhila ou makila ou encore maquila comme dans le Carmen de Mérimée.

Le makhila doit-il être offert ?
Certains prétendent que cela porterait malheur d'acheter son makhila et que celui-ci doit seulement être offert. Ils ne donnent évidemment aucune explication mais cette idée est fausse: traditionnellement, le Basque faisait bien sûr l'acquisition de son bâton de marche et ne laissait à personne le soin de le choisir. C'est une remarque de bon sens.

Makhila, makila ou maquilla ?
Le mot basque s'écrit bien avec un "k".La suppression du "h" est venu récemment avec l'unification des différentes formes de la langue basque sous la forme du basque unifié ou batua. Les linguistes distinguent dans la prononciation makila et makhila. Nous avons choisi la version du mot telle qu'elle est dans la tradition."Makhila" signifie "le bâton" en basque et rien d'autre. Contrairement à ce pourrait laisser croire l'emploi de ce mot maintenant utilisé à tort et à travers.

Avec ou sans plomb ?
Certains textes insistent sur l'emploi du plomb pour lester le bas de la canne. Cette façon de monter un makhila a deux inconvénients. Le premier est de déséquilibrer la canne qui devient plus un gourdin qu'une canne de marche. Le second inconvénient est que l'assemblage ne résiste pas longtemps dans les mains d'un marcheur. Le montage doit être fait avec uniquement du bois, cela est certes moins rapide que de couler du plomb mais combien plus solide.

Et la pièce de monnaie ?
Encore une indication que l'on trouve dans certains textes et un gadget ajouté au makhila par certains. Il y a eu une période où la clientèle voulait à tout prix que le trèfle ou pointe à la base de la canne perce une pièce de monnaie. Cette pratique n'avait rien de traditionnel. Elle n'est utilisée que par ceux qui croient donner un cachet d'authenticité à une fabrication qui n'a rien d'irréprochable par ailleurs.

Pourquoi le gros bout en bas ?
La réponse n'est pas certaine.Comme vous pouvez le remarquer les cannes sont presque toujours tenues le gros diamètre en main. Faites donc l'essai avec le bâton qui vous aide tant en montagne. Il n'y a guère que le penn-bazh du breton et le makhila du basque qui se tiennent autrement. Est-ce que pour le penn-bazh le bout élargi par un noeud pour faire gourdin peut expliquer cela ?

Quel est ce secret dans la tresse ?
Pensez donc que la virole du haut du makhila cuir n'a pas le même diamètre en haut où elle est rétrécie et en bas où elle est élargie. Comment la tresse peut-elle paraître uniforme ? Secret de famille.

Et ce nom de makhila ?
Le mot désigne en basque le bâton, qu'il soit ferré ou non, ornementé ou non. Par exemple les makhilaris sont ces danseurs dont l'accessoire est un bâton. Reste le question de l'étymologie du mot que certains rattachent au latin baculus ou avec lequel certains voient des analogies du syriaque makhel ou de l'arabe mach'alat... Mais comme l'admettent maintenant les linguistes, la langue basque n'a d'origine commune avec aucune autre langue. Alors origine purement basque, emprunt au latin ou à une autre langue ?