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Le néflier
C'est un arbuste de 2 à 3 mètres de hauteur mais qui peut en atteindre 6. Il pousse de
manière disséminée et le plus souvent spontanée dans les bois, broussailles et haies.
On le rencontre surtout dans le sud-ouest de l'Europe. |
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Son nom latin, Mespilus germanica, laisse penser qu'il
serait originaire d'Allemagne, mais il semble bien qu'il ait été introduit en Europe il
y a très longtemps du nord de la Perse ou des Balkans.
Son fruit est la nèfle qui se consomme blette après les premières gelées et est connue
pour ses propriétés médicales. Elle permet le soin des maux intestinaux : " les
nèfles resserrent le ventre".
La croissance du néflier est lente, ce qui
renforce ses qualités. Son bois est dur, homogène et d'un grain très fin. Il prend un
beau poli, résiste bien à l'usure et est pratiquement incassable. On le recherchait
jadis pour en faire des manches d'outils ou de fouet ainsi que des cannes.
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Le
roman de Renart, par exemple, cite un "baston de neflier bien fet". En Bretagne
la roture taillait son penn-baz (gourdin) dans le néflier. Voltaire écrit que les
bourgeois des villes de Flandre jouissaient du droit de prouver leurs prétentions avec la
massue de mesplier. En Pays Basque, on appelle makila un bâton de néflier ferré au gros bout avec une
poignée garnie de cuivre ou de cuir et ayant une dragonne (Fabre, 1869).
Le néflier est connu dans beaucoup de langues et de dialectes : nispolero en espagnol,
medlartree en anglais, Mespelbaum en allemand, nespolo en italien. En basque, le néflier
est nommé mizpirondoa-et la nèfle mizpira-, |
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en breton mesper. Dans diverses localités en France, le néflier est
désigné par mêlié, mellier, népi, nespoulié ou mesplé. L'origine en
est le grec mespilon et le latin mespilus.
La nèfle et l'École
de Salerne
Le bois de néflier
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